Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 13:38
Beaucoup d'activités en préparation pour ces mois de février et mars. Un petit point s'impose :

Dimanche 8 février 2009 - Stage National Christian Tissier à Dijon au Creps de 9h à 13h (16 euros)

A une petite heure de route de Besançon, l'occasion de pratiquer avec notre Shihan, Christian Tissier 8eme Dan Aïkikaï et fondateur de la FFAAA. Cela permet de pouvoir admirer sa technique fluide, précise, efficace et d'essayer de fixer quelques éléments d'un modèle global à travailler ensuite en club.




Il n'y aura pas de cours à la Maison des Sports le 7 février.


Samedi 14 février : cours à la MSI de 10h à 12h


Samedi 21 février : cours spécial intersections de Kenjustu.
Ouvert (gratuitement) à tous les membres du Gonojukan, aïkidokas ou kenjutsukas, ce cours sera axé sur l'apprentissage du Kihon Tachi de Kashima ainsi que des premiers mouvements de Ura Dachi. Une pratique développée en France par Christian Tissier et ses élèves, qui rencontre de plus en plus d'écho au sein de la FFAAA. Un travail différent de celui de l'Aïkiken, très complet qui peut se vivre comme une discipline à part entière mais qui est aussi complémentaire de la pratique à mains nues de l'Aïkido et de l'Aïkiken.


Samedi 28 février : cours spécial Aïkido-Karaté à la MSI co-animé par Julien et Fodé Ndao. Fodé est professeur de Karaté, plusieurs fois champion d'Afrique et de Suisse, vice-champion de France toutes catégories. Le but de ce cours mixte karaté-Aïkido et d'apprendre aux aïkidokas quelques bases de karaté (atémis pieds poings) et aux pratiquants de Karaté certaines bases d'Aïkido (notamment le travail des chutes).




Dimanche 1er mars - Stage Privé Hervé Guénard à Lons-le-Saunier de 9h30 à 13h (10 euros).
Inutile de vous présenter Hervé, 6eme Dan BE1, que nous invitons régulièrement au Gonojukan. Sa Technique fluide, souple, d'une grande précision mais surtout d'une redoutable martialité avait déjà fait forte impression au stage organisé à la MSI en Octobre dernier. L'occasion aussi de retrouver les pratiquants de Ledonniens sur le tatami !


Samedi 7 mars : cours à la MSI de 10h à 12h

Dimanche 15 mars - Stage National Christian Tissier à Lons le Saunier de 9h à 13h (16 euros).

Inutile de présenter Christian Tissier qui nous fait le plaisir de revenir en Franche-Comté pour la 3eme année consécutive. Profitez-en !




Samedi 21 mars : cours à la MSI de 10h à 12h


Samedi 28 mars et dimanche 29 mars : Stage Gilbert Maillot à la Maison des Sports (6 rue de Bruxelles - Besançon) organisé par le Gonojukan.

Pour la 3eme année consécutive, notre club a le plaisir d'accueillir Gilbert Maillot, 5eme Dan d'Aïkido, membre du Collège technique. Son Aïkido, décontracté et économe va encore séduire de nombreux pratiquants ! Gilbert nous fait le plaisir de rester tout le Week-End en notre compagnie :

Stage Enfants et Adolescents - Samedi 28 de 10h à 11h30

Stage Aïkido Adultes - 
Samedi 28 de 15h à 18h - Dimanche 29 de 9h à 12h

Stage d’armes - Ken - Dimanche 29 de 14h30 à 16h 

Tarifs : Aïkido adultes : stage complet (ken inclus) 30 euros 1/2 journée 20 euros

Ken seul 10 euros -  Enfants et adolescents 10 euros 

 

 
Par gonojukan
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 13:19
Le 24 janvier dernier c'est Isabelle Denojean, CN 3eme Dan, titulaire du Brevet Fédéral, enseignante et présidente du club de Lons-le-saunier qui a animé le cours du samedi matin au Dojo de la Maison de Sports. Ce fut un superbe moment de partage sur le tatami, Isabelle nous démontrant un Aïkido souple, fluide, dynamique tout en étant très martial. On retrouve dans son travail la patte de Hervé Guénard (que nous accueillons tous les ans en stage à Besançon), qui l'a profondément influencée et qui est pour beaucoup dans sa préparation au 3ème Dan.

Quelques photos de ce cours spécial... 


 





Isabelle n'a pas été avare d'explications, corrigeant personnellement chaque élève. Cette démarche permet aux pratiquants du Gonojukan de découvrir d'autres façons de pratiquer l'Aïkido. Même si la technique est globalement la même, certains détails dans son exécution, l'approche pédagogique, la manière dont est menée le cours varient d'un enseignant à l'autre et il est important de ne pas se faire une image trop figée de l'Aïkido et de garder l'esprit grand ouvert !







Nous inviterons prochainement Guillaume Erard, 2eme Dan Aïkikaï, ancien membre de l'équipe de aïkidoka.fr et enseignant au Dublin Aikikai Aikido.
Par gonojukan
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Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /Jan /2009 16:26

Article publié par Stéphane - Responsable technique de la section Kenjutsu.

Un point, pour les pratiquants de Kenjutsu ou d'Aïkido intéressés par le Kashima de Minoru Inaba, sur les différentes séries de Katas de cette école de sabre et leur signification.


1ère série : Kihon Dachi

1. Kesa Giri

2. Ashibaraï Ukibune

3. Kiri Wari

4. Wari Tsuki

5. Kuraï Dachi

Les katas du  Kihon Tachi correspondent à des duels à distance rapprochée (tachiai). Ils permettent l'étude du but ultime (gokui) "épée, esprit, corps : 3 en tant qu'un" (ken-shin-tai sanmi ittai).
Ces exercices sont les premières techniques apprises et comme tous les katas du Kashima ils se pratiquent toujours à deux, sans protections et avec des bokuto ou bokken (épée d'entraînement en bois). Bien que assez simples d'apparence, ils contiennent l'essence même de toutes les techniques du Kashima et leur étude est incessante.



2ème série : Ura Dachi

1. Men Tachi zuke

2. Kesa Tachi zuke

3. Do Tachi Zuke

4. Gedan Kote Dome

5. Kyodachi Kote Giri

6. Sokui Zuke

7. Mikiri Kenchu Taï

8. Naori Taïchu Ken

9. Kesa Giri Sode Suri

10. Enbi Ken

Cette deuxième série de katas amène les pratiquants à appliquer les techniques en déplacement, lorsqu'ils s'approchent l'un de l'autre (yukiai). Ils doivent donc calculer la distance d'engagement et le timing (maai).
La pratique d'Ura Dachi amène à comprendre que les techniques de Kashima ne sont pas réactives mais requièrent que l'un saisisse l'initiative (sen-sen-no-sen).
Cette approche est différente sur un plan stratégique de l'Aïkiken qui se base généralement sur une réponse à une attaque déjà engagée.
 
 

3ème série : Aishin Kumitachi

1. Kumitachi Kiridome

2. Kumitachi Seigan

3. Kumiwakare Warizuki

4. Kumitachi Kaeshigote

5. Kumiwakare Taoshiuchi

L'étude de Aishin Kumitachi nécessite des pratiquants l'utilisation de mouvements en spirale pour parvenir à maîtriser une situation de combat dans laquelle les deux escrimeurs tentent d'utiliser les mêmes technique. Cette utilisation de la spirale doit permettre l'unification de l’épée et du Ki (énergie interne).
 

4ème série : Jissen Kumitachi 

1. Tsuki Kaeshi

2. Kiri Wari

3. Sokui Dachi

4. Hayanuki Fudoken

5. Sodesuri Seigan

6. Gedan Koteuchi

7. Tsubame Gaeshi

8. Tsubazeri Daoshi

10. Makitachi Oikomi

Les exercices du Jissen Kumitachi doivent permettre aux Kenjutsukas l'apprentissage de la maîtrise des assauts qui s'amorcent juste hors de portée des coups (ippo itto maai).



5ème série : Kassen Dachi

1. Sente Tskuiage

2. Sente Seigan

3. Sente Tsukikaeshi

4. Sente Tsukadaoshi

5. Sente Enbidaoshi

6. Jodan Nukidaoshi

7. Gedan Nukidaoshi

8. Fudoken

9. Kesa Tsubushi

10. Muniken

Cette dernière série de katas enseigne la maîtrise de techniques adaptées aux champs de bataille de l'époque féodale japonaise. Les Bushis (guerriers) portaient les armures traditionnelles japonaises et se chargeaient en duel à distance (yukiai).
Les techniques du Kassen Dachi exploitent donc les points faibles de l'armure de l'adversaire. Elles mettent également en oeuvre des principes mécaniques sophistiqués pour permettre le déséquilibre du combattant adverse.


L'étude du Kashima se fait donc au travers de la pratique de 40 katas répartis en 5 séries.
L'acquisition des techniques de chaque série est nécessaire pour passer à la série suivante mais on se doit aussi de revenir constamment sur l'étude des bases, dans l'esprit d'une recherche du mouvement parfait mais aussi pour tenter de comprendre le sens profond de chaque kata.




Le sens du mot "kata

En japonais chaque mot a plusieurs sens, le mot kata peut donc être employé pour signifier :

- Façon ("manière", "orientation", "direction")
- Forme : étymologiquement « tracer avec le pinceau une ressemblance exacte »
- Moule : étymologiquement « forme originale faite en terre » (signifiant également "trace laisséeforme idéaleloihabitude").
Il s'agit donc d’une forme idéale à reproduire qui permet de fixer et transmettre de connaissances ayant pour base une gestuelle codifiée.

A préciser : il existe aussi deux autres caractères dont la prononciation japonaise est kata. Mais ceux-ci n'ont pas de rapport, il s'agit de "épaule" comme dans la saisie "kata dori" en Aïkido et "lagune, bras de mer".

Un kata peut donc se pratiquer seul (les katas du Iaïjutsu par exemple), à deux comme en Kashima ou en groupe. Les mouvements appris dans les katas seuls doivent pouvoir ensuite être appliqués face à un adversaire comme c'est le cas en Iaïjutsu ou Iaïdo.

Le kata est donc un combat imaginaire, rigoureusement codifié qui s'effectue sans surprise et qui minimise ainsi au maximum les risques encourus à l'entrainement.

La plupart des Arts martiaux japonais utilisent des katas dans leur aprentissage. C'est le cas en Judo, ou en Karaté. Certains assimilent aussi l'apprentissage des techniques d'Aïkido à la pratique de katas dynamique (même si on ne retrouve pas la codification extrême des katas de judo ou de karaté). On peut donc décomposer l'étude des arts martiaux en kihon (techniques de base), katas (enchaînement codifié prédéfini) et applications (bunkaï, kumite, randori...)

 

Rôle des katas

On peut donc, pédagogiquement, définir deux objectifs dans l'étude des katas :
- l'étude des gestes et postures de base au travers d'un apprentissage "serein" et "sécure" qui permet la recherche du mouvement le plus juste.
- la compréhension des principes fondamentaux de la discipline, comme la gestion des distances 
(ma ai), l'attitude et la gestion de l'équilibre (shisei), la coordination des mouvements…

À une époque guerrière où les écoles d'escrime et de combat étaient nombreuses et gardaient précieusement leurs secrets pour pouvoir surprendre l'ennemi, l'étude des katas permettait une transmission codée de l'enseignement. D'apparence banale, leur inlassable répétition permettait la compréhension des principes profonds et des secrets martiaux de l'école.


Par gonojukan
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Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /Jan /2009 16:11

Un portrait de Julien Henriet - Responsable technique du Gonojukan - 3e Dan BE1

Quelles raisons t’ont amené à pousser la porte d’un club d’Aïkido ?

C’était en juin 1991, j’étais encore lycéen… et fan de films d’arts martiaux, bien sûr. En me documentant, j’ai trouvé que l’Aïkido semblait très complet et suis donc allé dans un dojo me renseigner. Mon idée était de trouver un stage intensif de quelques semaines pendant les grandes vacances pour apprendre à me défendre. Pour tous les autres sports c’était possible, j’étais loin d’imaginer le travail nécessaire pour la maîtrise d’un seul mouvement ! 

Après quelques minutes de discussion, j’ai compris qu’il faudrait un peu plus de temps que prévu pour apprendre à me défendre. Je me suis donc inscrit dans ce club dès la saison suivante. L’ambiance conviviale et détendue m’a tout de suite plu. Je trouvais les mouvements beaux et magiques. De plus, l’approche non-violente de l’Aïkido correspond tout à fait à mon caractère. 




Quelles raisons t’ont poussé à enseigner ?

C’est arrivé naturellement, je dirais. Au sein de notre club, nous étions trois candidats potentiels au premier Dan et une au deuxième Dan cette saison-là. Nous nous sommes préparés spécifiquement pour les épreuves techniques des examens Dan et du Brevet Fédéral dès janvier 2000. Nous avions besoin de nous mettre en situation d’examen : exécuter un mouvement immédiatement après avoir entendu son nom en japonais est un exercice qui ne nous paraissait pas du tout évident. Nous nous entraînions en dehors des cours habituels entre nous chaque semaine. Nous nous interrogions mutuellement.

Avec le brevet fédéral en poche, j’ai proposé de continuer à travailler ces mises en situation d’examen avec les élèves de notre club de l’époque. C’est à l’occasion de ces cours que nous avons tissé des liens très forts, Aurore Mamet, Stéphane Gaiffe (co-fondateurs du Gonojukan) et moi-même. Ce créneau dédié exclusivement aux mises en situation existe encore, bien que nous ayons quitté ce club.
 

Quels sont les techniciens qui aujourd’hui te guident dans ton évolution ?

Petit-à-petit, j’ai éprouvé le besoin de perfectionner ma pédagogie, en plus de ma technique. J’ai donc suivi la formation au Brevet d’Etat d’Educateur Sportif. J’ai passé le tronc commun en candidat libre, et suis allé suivre le stage de préparation aux épreuves de la partie spécifique «Aïkido » proposé par notre fédération. Ce stage fut un véritable électrochoc ! J’en suis revenu complètement démoralisé ! Tout était à revoir sur le plan technique ! J’ai perdu toute confiance en ma pratique pendant plusieurs années, et me suis complètement remis en question. 

Cette prise de conscience était latente, je fermais les yeux depuis plusieurs années car je me rendais bien compte d’un décalage durant les stages. J’avais de bonnes bases mais ma pratique était différente. Etant trop attaché à mes professeurs de club, je ne remettais pas en question ma technique pour ne pas les froisser. Ce stage de préparation m’a simplement montré que j’avais tort, qu’il fallait changer pour évoluer. Mais quel choc ça a été d’ouvrir les yeux !

L’été suivant ce stage de préparation, je suis allé suivre un stage d’une semaine animé par Gilbert Maillot. Sa manière d’être, sa pédagogie  et sa technique m’ont scotché ! Depuis, je fais tous les stages que je peux avec Gilbert. Il a fait un travail de remise en confiance extraordinaire ! Gilbert m’a coaché avec succès pour me permettre de réussir l’examen technique du troisième Dan en juin dernier. Après ce stage d’été en 2005, J’étais devenu boulimique d’Aïkido, mais impossible de faire Besançon-Montpellier trois fois par semaine ! J’ai donc fait tous les stages que je pouvais, et m’entrainais même dans deux clubs différents ! J’ai aussi rencontré Hervé Guénard ! Mes yeux se sont écarquillés une fois de plus ! Magique, passionné, généreux, disponible, un Aïkido fluide et martial. 

Ayant remis complètement en question mon Aïkido, je ne me retrouvais plus dans le club de mes débuts. Stéphane et Aurore venaient de créer une structure associative et avaient trouvé une salle. Ils m’ont proposé d’enseigner dans ce nouveau club. J’ai accepté sans hésiter. Depuis la naissance du Gonojukan, en septembre 2006, Gilbert et Hervé acceptent de venir animer un stage chaque année dans notre dojo. 

La réussite au troisième Dan me conforte dans l’idée que ces changements étaient nécessaires et que ces choix sont les bons, mais de nombreux progrès techniques sont encore à faire. Ces deux techniciens, Aurore, Stéphane et les adhérents du club ainsi qu’Isabelle Denojean (qui enseigne à Lons-Le-Saunier) et Fabienne (ma compagne si compréhensive et encourageante) se sont tous mobilisés pour cet examen. Je tiens à vous remercier : vous m’avez fait un très beau cadeau !


 

Quels sont les aspects de la pédagogie en Aïkido qui t’intéressent le plus ?

L’Aïkido est avant tout un art martial. Mais c’est une voie qui propose une grande quantité d’outils pédagogiques. L’un des buts de l’Aïkido serait de nous aider à nous sentir mieux, à se réaliser, à trouver sa propre place (dans l’univers… mais on va déjà essayer dans notre société). 

Quand un(e) élève monte sur le tatami, je me demande toujours ce qu’il (elle) est venu chercher, ce qu’il (elle) lui faut pour trouver sa place ou se sentir mieux. Beaucoup disent que c’est pour pratiquer un sport ou une activité physique régulière. Peut-être est-ce vrai lors des premiers cours ou de la première saison, mais je suis persuadé qu’il y a autre chose derrière qui fait qu’un(e) pratiquant(e) reste. Ca peut être la volonté de se défendre, avoir une meilleure appréhension de l’espace, la reconnaissance et l’envie de faire partie d’un groupe, rencontrer du monde ou bien véritablement s’aérer l’esprit. Cela peut être plusieurs choses à la fois (des besoins dont l’élève a conscience ou non) et varier d’un cours à l’autre mais il y a souvent un fil conducteur. Et l’Aïkido, basé sur l’échange et le respect mutuel, est en mesure d’apporter presque toujours une réponse sans heurt, sans confrontation, en suivant son propre rythme d’évolution tant aux niveaux physique, musculaire, cardio-vasculaire et respiratoire qu’au niveau spirituel.

Par ailleurs, techniquement, chacun a son propre rythme de progression. A chaque stade, il faut acquérir des automatismes et en perdre d’autres. C’est peut-être l’un des paradoxes de l’apprentissage de l’Aïkido : on intègre des automatismes et une fois acquis, on explique que c’est une demi-erreur. Deux exemples : les atemis et le regard. Quand on apprend une technique, il est nécessaire de placer les atemis pour rythmer le mouvement, vérifier les distances et la justesse de son propre placement et celui de son partenaire, mais pour un très haut gradé l’atemi sera une perte de temps s’il est marqué comme on le demande à un débutant ! C’est la même chose pour le regard : afin de structurer son corps en déplacement, il faut d’abord maintenir son regard devant soi, mais au fur et à mesure que l’on avance dans les grades il faut apprendre à ce que ce soit le regard qui guide le corps donc à le porter sur le point où va l’intention, puis il devra devancer cette dernière, et pour un très haut gradé, porter son regard sur un point serait une erreur, il devra avoir une vision globale. Si on manque une étape, on se déstructure et quand une étape est acquise il faut de nouveau en défaire une partie. A mon sens, l’enseignant doit aussi trouver par quelles étapes faire passer un(e) élève, et à quel point il (elle) en est dans sa progression.

Trouver quoi apporter, répondre aux véritables motivations, avoir une démarche structurante et positiver sont les aspects pédagogiques qui m’attirent le plus. Proposer de lâcher prise à une personne stressée, permettre à une autre de se défouler physiquement et se vider l’esprit, proposer des techniques de défenses, une attitude martiale à quelqu’un cherchant à savoir se défendre… 

L’Aïkido aide à déceler les besoins de chacun et à apporte les outils pour s’y adapter. L’une des grandes qualités pédagogiques de l’Aïkido est de travailler AVEC les autres, d’encourager et de positiver. Sur un plan plus personnel, je prends l’Aïkido comme une étude martiale et gymnique du mouvement. Et je ne vous cache pas que pouvoir réaliser des acrobaties de jedi avec un sabre-laser bleu ciel est un rêve de gosse tenace !

Par gonojukan
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 14:55
Article publié par Stéphane - Responsable technique de la section Kenjutsu.

Le terme Ken signifie le “Sabre” et Jutsu “Technique” en japonais. Il s’agit donc de techniques de sabre c’est à dire d’escrime japonaise. C’est un art martial ancien (Bujutsu) qui se concentre sur la maîtrise des sabres katana et wakisashi.


On pratique le Kenjutsu sans protections. Si la finalité est le maniement du katana, l'entraînement à deux se fait avec un bokken (sabre d’entraînement en bois) et l'entraînement au dégainement (iaï) se fait avec un Iaïto (katana non tranchant).


Le Kenjutsu est l'ancêtre du Kendo et il a également été d'une importance fondamentale dans la genèse de l'Aïkido ; le kenjutsu est pratiqué par les aïkidokas sous la dénomination Aïkiken.
 

L'art du sabre comprend également :

l'art de dégainer et frapper dans le même mouvement : Iaïjutsu et Iaïdo,

l'entraînement aux coupes sur des bottes de bambou : Batto Do




 


Un peu d’histoire

 

Après la victoire de la dynastie Tokugawa en 1615, le Japon pacifié, la classe des samouraïs se trouva désoeuvrée. Les écoles et académies d'arts martiaux (ryu) prospérèrent alors dans tout le pays. Les techniques guerrières du passé (Bujutsu) devinrent des «voies» (Budo) qui soulignaient beaucoup plus l'importance de la maîtrise intérieure. Le travail du sabre devint une recherche de la perfection, de l'union de l'esprit et du geste. Chaque école avait ainsi ses techniques propres concernant la longueur du sabre, les positions, en passant par la manière de porter les coups. Aujourd'hui, la plupart de ces techniques se sont perdues.
 

Le Kenjusu eut un rôle très important dans la génèse de la pratique à mains nues de l’Aïkijutsu et de certaines formes de Jujitsu. Il subsiste encore aujourd'hui de nombreuses similarités avec l’Aïkido. L’Aïkido englobe donc la pratique d’une forme de Kenjutsu, appellé Aïkiken ou Ken de l’Aïkido. Le travail des armes est communément considéré en Aïkido comme un outil pédagogique facilitant la compréhension de certains phases du Tachiwaza (techniques à mains nues). Il n'est donc pas vraiment considéré comme une pratique à part entière.
 

Certains courants indépendants cherchent à replacer la pratique des armes (le Ken mais aussi le Jo - Bâton) au coeur de l’Aïkido. C’est le cas des écoles qui se réclament d’Iwama ou de Saïto Senseï.
 

De fait, bien qu’il subsiste encore un enseignement de Kenjutsu “traditionnel” au Japon, celui-ci est très peu répandu en France et il n’y existe pas de Fédération indépendante ou de groupement de pratiquants conséquent. Il faut aussi savoir que le mode d’enseignement traditionnel japonais est très fermé, un professeur a très peu d’élèves dans sa vie, il faut être recommandé pour pouvoir pratiquer et il n’existe pas de système de grades comparable à celui des Budo. Ce système est donc plus difficilement exportable et l’enseignement est difficilement accessible.



Le kenjutsu de Minoru Inaba

 

La seule école de Kenjutsu répandue en France est le Katori Shinto Ryu diffusé par Maître Floquet au sein de l’Aïkibudo. Cependant depuis quelques temps se développe une pratique particulière au sein de la FFAAA qui est le Kenjutsu de l’école Kashima d’Inaba Minoru. 
 

Christian Tissier Senseï est en effet depuis de nombreuses années l’élève de Minoru Inaba, Maître japonais de Kenjutsu pratiquant aussi l’Aïkido (8eme Dan Aïkikaï). C’est Yamaguchi Senseï, Maître de Christian Tissier à l'Aïkikaï qui lui a recommandé l’étude de ce style de Kenjutsu.
 

Cette pratique est pour l’instant cantonnée à certains stages privés et n’est pas vraiment organisée mais on peut constater qu’elle se développe de plus en plus au sein des techniciens haut-gradés qui suivent Tissier Senseï.
 

Le nom Kashima provient du nom du temple et de la ville où le style fut créé, situé dans la province d'Ibaraki, près de Tokyo. Mais c’est un style légèrement différent, largement influencé par l’Aïkido, qui est enseigné par Minoru Inaba, élève de Kunii Zen'ya 18e Shihanke (dépositaire de l’école de Kashima Shin Ryu). 



Et le Gonojukan ?
 

Séduits par ce style de travail au ken, que nous pratiquons depuis plusieurs années lors de stages privés de Christian Tissier Senseï, nous avons décidé de nous consacrer sérieusement à son étude. Nous avons donc créé un cours spécifique de Kenjutsu ouvert à tous, ayant pour but l’approfondissement du travail du ken, qu’il s’agisse du Ken Taï Ken de l’Aïkiken ou du Kashima enseigné par Minoru Inaba et Christian Tissier. Nous nous devons aussi d'aborder certains aspects de Iaïjutsu.
 

Le fait d’ouvrir un cours de Ken à des pratiquants qui ne sont pas forcément intéressés par l’Aïkido permet de diversifier la pratique des Arts Martiaux au sein de notre club. Il correspond aussi à l'attente d'un public qui s'intéresse aux Bujutsu et au maniement du Katana (symbole du japon féodal). La pratique du Kenjustu est une école de rigueur dans la recherche du mouvement parfait et du SHIN GI TAÏ (union de l'esprit, de la technique et du corps).


Nous espérons que cette pratique va continuer à s’intensifier au sein de la FFAAA et qui sait, pourquoi ne donnerait-elle pas jour à une Discipline Affinitaire autonome avec ses passages de grade comme c’est le cas aujourd’hui du Iaï Do au sein de la FFJDA ? Cela permettrait sans doute d’intéresser d’autre types de pratiquants que le travail à mains nues, les clés articulaires et les projections, n’attire pas.


Existe-t-il des grades de Kenjutsu ?

 

Le Kenjutsu est une discipline traditionnelle (Bujutsu) et il n'existe pas de système de grades comparables à ceux de l'Aïkido ou du Judo. Il n'existe donc pas de grades spécifiques reconnus par l'Etat ou la FFAAA. Les Kenjutsukas doivent être détachée de cette considération, c'est une recherche personnelle qui doit trouver sa justification dans la pratique. Nous distinguons cependant, au sein du club, une progression dans la pratique de nos élèves par le bais de démonstrations techniques. Cette progression est matérialisée entre autre par le port du Hakama.



Il faut aussi préciser que les techniques d’Aïkiken sont demandées pour les passage des 3eme et 4eme Dan d’Aïkido. 


Lieux et Horaires des Cours de Kenjutsu du Gonojukan :

Le jeudi soir de 19h30 à 20h30 à la Maison de Quartier de Saint-Ferjeux à Besançon.
Inscription auprès de l'accueil de la Maison de Quartier.

 
Par gonojukan
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