Publié le 24 Mars 2009


Article publié par Stéphane - source Wikipédia


Contrairement à l’imaginaire collectif, lorsque l’on manie le katana, la coupe se fait uniquement avec les dix premiers centimètres de la lame. Cette partie est appelée monouchi, littéralement « objet qui frappe ». 

Le katana est généralement tenu à deux mains.

Le combattant doit s'attacher à ne montrer aucune intention, afin de pouvoir surprendre son adversaire. Lors du combat, il s'attache à garder sa rectitude aussi appelée posture (shisei) afin d'être toujours équilibré.


        


La tenue du sabre
 

Au cours de l'histoire, les armes ont évolué, et donc la tenue du sabre également en fonction :

• de la longueur et du poids des armes
lourdes aux époques de guerres sur champ de bataille à cause des armures à transpercer, avec port de gants (kote) ; légères en période de paix, lames plus fines, maniement plus subtil.

• des progrès de la métalurgie qui modifièrent les sabres ;

• de l'évolution des techniques de combat, avènement du iaijutsu (frapper en dégainant dans un seul mouvement).

Il existe de nombreuses façons de tenir le sabre.
Les écoles anciennes (ko ryu) ont des saisies différentes - saisie naturelle, comme s'il s' agissait d' un oeuf pour ou plus forte, comme une saisie de hache de bûcheron selon l’école. Aujourd'hui, le développement moderne des Budo (kendo et Iaïdo) a généralisé un type de saisie commun. Cette saisie n'est pas aisée à assimiler, elle n'est pas spontanée. La poignée (tsuka) du grand sabre 
a la longueur de trois largeurs de paumes. On positionne la main droite en haut de la poignée, contre la garde, et la main gauche en bas de la poignée, le petit doigt étant à cheval sur le bord de la poignée (kashira) ; ce placement est le même pour les gauchers et les droitiers. Ceci permet d'avoir à la fois

une puisance de coupe, donnée par la main basse : le sabre étant tenu par son extrémité, le rayon décrit par le bout de lame (monouchi) lors d'une coupe (切, giri) est le plus grand et donc la vitesse maximale ;

une précision de coupe, donnée par la main haute qui guide.

Les mains doivent être sur le dessus de la poignée ; ceci paraît évident lorsque l'on coupe avec un couteau, mais cette position est peu naturelle lorsque l'on tient le sabre à deux mains, et ce d'autant plus que comme on n'effectue plus de coupe réelle (sauf les pratiquants de batto do), les pratiquants n'expérimentent pas l'importance de la chose. Il faut donc se forcer à tourner les mains sur l'intérieur, dans un mouvement similaire à l'essorage d'un linge, afin que la base de l'index et le milieu du talon de la paume soient en contact avec le dessus de la poignée ; on utilise l'expression te no uchi, « intérieur des mains », ou encore shibori. Les avantages qu'on en retire lorsqu'on l'a acquise sont nombreux : réduction du risque de tendinite, l'adhérence de la poignée est parfaite sans occasionner de crispation ; c'est une saisie légère et efficace, rendant pratiquement impossible le désarmenent.

Cette position doit être conservée constamment, notamment lors des changements de garde ; par exemple lorsque l'on arme pour frapper de haut en bas (garde dite jōdan no kamae), cette position des mains limite l'élévation des bras, les mains se retrouvent au dessus du front et ne peuvent pas passer au dessus de la tête. Si l'on coince un objet entre les deux poignets, l'objet ne doit pas tomber lors des mouvements.

Par contre, cette saisie fait perdre en mobilité et provoque des contractions musculaires chez le débutant. Il peut donc être judicieux, à la discrétion de l'enseignant, de ne pas porter trop d'attention à la tenue dans un premier temps afin de ne pas bloquer le pratiquant. Par ailleurs, certains mouvement de réception du sabre adverse (parade, bien que la notion soit différente de l'escrime européenne) nécessitent le relâchement de cette tenue afin d'amortir le choc et de conserver l'équilibre.

Il est également important de garder les coudes dirigés vers le bas. Le buste doit rester droit (shisei) afin de maintenir l'équilibre, le bas du dos relâché afin de permettre une grande mobilité, les épaules sont également relâchées. La tête est placée légèrement en recul, comme si l'on voulait aligner le front, le menton et le nombril sur une ligne verticale, afin de protéger le visage.



Les différentes gardes (kamae)

 

La garde, ou kamae en japonais, est une position correspondant au début ou à la fin d'une coupe. C'est logiquement une position d'attente en début de combat. Les gardes se font à gauche (hidari) et à droite (migi), de manière symétrique à l'exception de la position des mains sur la poignée (tsuka) qui ne varie pas.

Les cinq principales gardes sont :

seigan no gamae : l'escrimeur est de face, le sabre pointé devant lui ; si l'on poursuit la courbe de la lame, la courbe passe entre les deux yeux de l'adversaire, le sabre est ainsi à une hauteur moyenne (chūdan) ; cette garde permet de frapper d'estoc (tsuki) ou bien de changer de garde pour effectuer une coupe (« armer » le coup) ;

 hassô no gamae : le sabre est tenu lame vers le haut, la poignée (tsuka) au niveau de l'épaule ; il est prêt à frapper en diagonale vers le bas (kesa giri) ;

• jōdan no gamae : le sabre est tenu au-dessus de la tête (position haute, jōdan), lame pointant vers le haut, prêt à frapper de haut en bas (shōmen) ;

• gedan no gamae : le sabre est tenu pointe en bas, la poignée au niveau du bassin (position basse, gedan), prêt à frapper en diagonale vers le haut (gyaku kesa giri).

 waki no gamae : le sabre est tenu horizontalement, au niveau du ventre, la pointe dirigée sur le côté ;

Pour la garde à gauche (hidari waki no gamae), le pied gauche est reculé, et du fait de la position des mains sur la poignée (tsuka), le poignet droit couvre le poignet gauche ;

pour la garde à droite (migi waki no gamae), le pied droit est reculé.


La garde la plus usitée en kashima est Mu Kamae, une garde basse qui donne l’impression de ne pas être prêt mais qui permet de jaillir dans toutes les directions.

L'orientation du plan de la lame (hasuji) est capitale. Lorsque l'on est en garde, le sabre doit pouvoir couper sans qu'il soit besoin de faire pivoter la lame ; la lame est déjà dans le plan de coupe lorsque l'on est en garde.


Les différents coups

 

Les cinq principaux coups sont :

tsuki : coup d'estoc ; l'inclinaison de la lame dépend des conditions :
- si l'adversaire est en armure avec un gorgerin, il faut faire pénétrer la lame sous le gorgerin puis la tourner afin de le soulever ;
- si l'on pique à la gorge (non protégée), on peut incliner la lame afin de la faire ressortir par une coupe horizontale au lieu de lui faire faire « marche arrière » ;
- si l'on tient la lame horizontale, cela fragilise grandement la préhension et le risque de se faire désarmer est important ;

shōmen : coupe du haut vers le bas (men désignant la tête) ; la coupe part d'une garde jōdan no gamae et arrive à une garde chūdan (plus basse que la garde geidan no gamae) ;

kesa giri : coupe en biais de haut en bas, tranchant de la base du cou aux côtes flottantes de l'autre côté ; on parle parfois de yokomen (« côté de la tête ») ;
- soit elle part d'une garde hassō no gamae, et arrive à une garde proche de gedan no gamae,
- soit elle part d'une garde jōdan no gamae, le coup ayant alors la forme d'une virgule ;

gyaku kesa giri (« kesa giri inversée ») : coupe diagonale de bas en haut ; elle part d'une garde gedan no gamae, elle exige un replacement pour reprendre une garde (par exemple hassō no gamae) ;

yoko guruma (« roue latérale »), ou do giri (coupe de la cuirasse), ou encore ichimonji (le sabre a un mouvement similaire au pinceau écrivant le kanji ichi) : coupe horizontale au niveau du ventre ; elle se fait d'une garde waki no gamae, et en fin de coupe, il suffit de faire pivoter les poignet pour avoir la garde waki de l'autre côté.


Les parades et contres
 

La notion de parade est très différente de la notion européenne. En effet, en kenjutsu, on ne cherche pas à bloquer la lame (à l'exception des techniques d'arrêt : domaru waza ou uchi dome), car cela l'émousserait et risquerait de la briser, ou bien on risquerait de la lâcher. La défense consiste plutôt à « recevoir » la lame de l'adversaire (ukeru), c'est-à-dire à esquiver le coup tout en mettant sa lame au contact de celle de l'attaquant, afin de la contrôler et que celui-ci ne puisse pas frapper à nouveau ; les deux lames glissent l'une contre l'autre.

Dans l'idéal, l'esquive-parade permet de se replacer et de contre-attaquer.

Parmi les techniques élémentaires, citons :

kiri kaeshi (contre-coupe), ou uke nagashi (recevoir et continuer) : contre une coupe venant d'en haut (shōmen, éventuellement kesa giri) ou un coup d'estoc (tsuki), mouvement consistant à monter les mains et orientant la pointe de la lame vers la bas, pour laisser glisser la lame de l'attaquant contre la lame levée (la lame protège l'avant-bras) tandis que l'on fait un pas de côté, ce qui permet de frapper ensuite en une coupe diagonale (kesa giri) ;

maki otoshi (renversement en rouleau) : contre une coupe venant d'en haut (shōmen) ou une attaque d'estoc (tsuki), on recule d'un pas en contrôlant la lame, puis on écarte la lame par un mouvement de rouleau (maki) ce qui crée l'ouverture pour frapper (mouvement proche d'un « contre-de-sixte » ou d'un « contre-de-quarte » de l'escrime française) ;

kiri otoshi : en partant d'une garde hasso, lorsque l'adversaire coupe, on effectue un coupe par-dessus à 45 ° de sa coupe ou du plan de sa lame (hasuji) ; s'il attaque shomen ou tsuki, on coupe en kesa giri ;

kiri age : en partant d'une garde basse (gedan), lorsque l'adversaire coupe, on remonte son sabre selon une trajectoire diagonale, mais contrairement à une coupe gyaku kesa giri, c'est le flanc de la lame, ou le dos, qui intercepte la coupe.

Dans la logique japonaise, les termes ci-dessus ne décrivent pas une forme mais plutôt un principe de combat (de même qu'un kanji peut avoir plusieurs sens). Par exemple, maki otoshi peut s'exécuter en écartant la lame avec un mouvement de coupe plutôt qu'un mouvement d'enroulement et la coupe peut même servir à écarter la lame et à frapper dans le même mouvement (forme dite i to i shin, « un sabre, un corps »).

On peut travailler les contre des contres. Par exemple, un mouvement maki otoshi écarte la lame de l'attaquant par un mouvement de rouleau ; celui-ci peut alors continuer le mouvement circulaire et passer sous la lame de l'adversaire se placer de manière à la frapper (tsuki). L'adversaire peut alors tenter d'écarter la lame de l'autre côté (vers sa droite)…

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Rédigé par gonojukan

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Publié le 24 Mars 2009


Article publié par Aurore et Stéphane

Le 15 mars 2009 dernier, Christian Tissier Shihan, fondateur et chef de file de la FFAAA a pour la troisième année consécutive dirigé un stage national en Franche-comté. Organisé par le Club de Lons-le-Saunier et la ligue de Franche-comté ce stage a été un franc succès avec plus de 160 participants. Le club de Lons-le-Saunier avait pour l’occasion aménagé une surface de tatamis de plus de 450m2.




 

Christian Tissier Shihan, a mis l’accent sur le travail des bases jugeant que les points clés n’étaient pas “fixés”. Il a longuement insisté sur le fait que les techniques de base doivent être très rigoureuses avec des points clés à respecter même si ces points, marqués lors de l’apprentissage doivent ensuite disparaître pour accéder à un technique fluide. 


Le fait qu’ils ne soient plus marqués lors de l’application plus fluide de la technique ne signifiant pas pour autant qu’ils n’existent plus, mais simplement que la dynamique de la technique fond le mouvement, ceci n’étant possible que lorsque la base rigoureuse des techniques est assimilée. 






 

Les défauts constatés étant de travailler sur des “marqueurs” erronés, ou alors de corrompre ces “marqueur” lors du travail dynamique et fluide de la technique. Christian Tissier Shihan a aussi relevé une certaine “perversion” dans le travail de uke “trop éduqués” qui réagissent de manière inapropriée à la technique de tori qui du coup doit travailler sur des “marqueurs” irréalistes pour pouvoir développer ses techniques.


L’acquisation rigoureuse de ces point de repères est nécessaire pour pouvoir passer à un travail plus dynamique. Une piqûre de rappel nécessaire pour les enseignants et un guide pédagogique précieux pour les pratiquants.





 

Christian Tissier Shihan a comme d’habitude été très accessible, corrigeant chacun quelque soit son niveau et répondant aux questions et sollicitations des participants. Il nous a démontré avec brio une technique d’une fluidité et d’une construction remarquables qui nous rappelle le but à atteindre... encore 50 ans de pratique et c’est sûr nous y arriverons aussi !


Il a remercié Michel Erb pour le travail d’encadrement accompli au niveau régional et salué la présence de Hervé Guénard et Bernard Millet.


Le prochain stage de Christian Tissier Shihan dans l’est aura lieu le 26 avril à Mulhouse.


 

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Rédigé par gonojukan

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Publié le 10 Mars 2009

Article publié par Stéphane

Un karateka m’a fait récemment la remarque suivante : “l’Aïkido, c’est du cinéma parce que le type chute alors qu’il n’y est pas obligé”. C’est d’ailleurs un point sur lequel les débutants se posent souvent la même question. La réponse la plus courante est qu’en Aïkido, nous n’avons pas la volonté de contraindre l’adversaire et que nous le laissons libre dans sa gestion de la chute. C’est d’ailleurs souvent une déformation pédagogique : le débutant ayant généralement une forte appréhension, il est nécessaire, à des fins d’apprentissage, de le laisser libre de gérer sa chute pour lui éviter de se blesser. Ceci l’aide à vaincre cette appréhension, le fait d’être seul responsable et gestionnaire de son ukemi étant rassurant.


La problématique est que l’on finit par fixer ces formes de travail intermédiaires et que l’on oublie de créer un vrai déséquilibre chez Uke. Ce que perçoit le spectateur, qui a conscience d’un simulacre. 


D’autre part, toujours dans un but de sécurisation du partenaire, afin de lui permettre de chuter alors qu’il subit une clé articulaire, on va assister à une codification nécessaire de l’ukemi, Uke apprenant à anticiper sa chute en fonction des signaux corporels que Tori lui envoie (n’oublions pas que 80% de la communication est non-verbale).

Tout comme un spécialiste des frappes apprend à lire une attaque, en Aïkido Uke apprend à lire les intentions de son partenaire. En effet, Uke sait très bien que dès qu’on passe la vitesse supérieure dans l’exécution de la technique, il va devoir anticiper légèrement sa chute pour éviter la contrainte articulaire qui peut être très douloureuse. 


Ainsi, le choix d’une chute surpassée sur kotegaeshi est un acte volontaire de Uke, qui de cette manière va accompagner la torsion du poignet que lui fait subir Tori afin d’éviter de sévères lésions au niveau des tendons. On en arrive à cette différence fondamentale des chutes en Aïkido par rapport aux projections d’autres disciplines martiales, à savoir que la chute est souvent le choix d’Uke. Dans le cas de kotegaeshi, c’est bien Uke qui choisit de faire une chute surpassée, que Tori ne peut lui imposer, pour éviter la clé du poignet et sauvegarder son intégrité. 

 


Sur les kokyunage par exemple, Tori ne peut imposer de chuter à Uke, même si le déséquilibre est correctement effectué, par manque de leviers bio-mécaniques. Uke chute parce que l’attitude de Tori, son placement, sa prise d’axe, sa gestion de la distance sont tels que que s’il ne chute pas, Tori pourra lui appliquer d’autres techniques beaucoup plus létales. La chute en Aïkido est donc un choix stratégique qui contre ainsi en partie les intentions martiales de Tori.


Cette notion est difficile à appréhender pour un spectateur extérieur qui, en voyant une chute surpassée sur Kotegaeshi, comprend bien qu’il ne s’agit pas d’une projection de la part de Tori mais d’un acte volontaire de Uke. Ce schéma sort du cadre de lecture classique des situations de confrontation dans les arts martiaux et sports de combat, ce qui fait que le spectateur ne le comprend pas et l’assimile au mieux à du cinéma, au pire à de la danse.


Il est certain qu’aucun agresseur non-éduqué n’aura un tel réflexe sur kotegaeshi ! Cette chute permet donc aux partenaires de travailler à une vitesse d’exécution réaliste sans risque de blessure puisque Uke accompagne et neutralise le retournement du poignet en surpassant sa chute, ceci n’empêchant pas Tori de finaliser sa technique par une immobilisation au sol. On respecte donc le principe d’intégrité de l’Aïkido qui permet aux deux partenaires de travailler de manière sécurisée, tout en créant une situation de combat où Uke et Tori sont tous deux gagnants.


Cet échange d’intentions est donc très difficile à comprendre pour des pratiquants d’autres disciplines qui reposent sur des confrontations artificielles (puisque régulées). Ainsi en Judo, la chute est imposé au partenaire, on le saisit, on instaure un déséquilibre puis on sape ses appuis, en le décollant du sol (projeté de hanche ou d’épaule), ou en lui balayant les jambes (balayage ou fauchage), voire en plaçant un barrage (jambe) qui force Uke à passer par dessus. Ces éléments sont parfois combinés dans une même technique. On est donc bien dans un répertoire de projection, Tori projetant volontairement Uke qui ne peut s’y soustraire. En Aïkido, en dehors de quelques techniques appelées Otoshi ou des Koshinage, la projection est généralement un choix stratégique de Uke lui permettant de se soustraire à la violence possible de Tori. Les rôles sont donc inversés. 

 


Une autre lecture est également possible de la chute en Aïkido, si on quitte le plan pédagogique et que l’on se place sur un plan de pure recherche d’efficacité martiale. Une remarque de Saïto Senseï rapporte cette réflexion de O Senseï : la projection en Aïkido sert à se débarrasser d’un corps mort. On est ici très loin de la voie d’harmonie qu’est devenu l’Aïkido, mais si on se replace dans le contexte de la genèse des Bujutsu par les guerriers japonais de l’époque féodale, l’explication possible est que la technique “Aïki” doit permettre de neutraliser physiquement de manière radicale son adversaire avant l’étape de projection. Ceci force à repenser le rôle des atemis et des clés à l’origine de l’Aïkido... On doit aussi reconsidérer la prise d’initiative pour avoir une lecture inversée à double sens de l’Aïkido, où les rôles de Uke et de Tori changent de nature.


Nous voilà donc très loin d’une lecture simpliste des situations martiales imposées par des confrontations régulées et qui peuvent laisser croire à certains que l’Aïkido est de la danse ou du cinéma... et si il s’agissait simplement de conserver les secrets martiaux de l’Aïkido aux yeux du plus grand nombre ?


 
Demandez donc aux Uke d'Hervé Guénard si c'est du cinéma l'Aïkido...

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Rédigé par gonojukan

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Publié le 10 Mars 2009

Article publié par Stéphane
 

Le 28 février nous avons eu l’occasion de faire notre premier cours commun avec les karatékas du Sauvegarde Karaté Club. Fruit d’un échange technique, le but de ce partage des savoirs était de faire approfondir les atemis aux aïkidokas, et les ukemi aux karatékas. Chacun respectant les talents de l’autre, nous nous sommes retrouvés sur le même tatami pour cette très intéressante initiative. Le cours a ainsi été dirigé en partie par Julien et en partie par Fodé NDao, 3eme Dan de Karaté, plusieurs fois médaillé au niveau national et international, éducateur sportif breveté d’état et coach sportif professionnel. 
 



 

Malgré un petit couac d’organisation dû à l’emploi du temps bien rempli de Fodé, nous avons pu travailler les tsukis en oï tsuki et gyaku tsuki, les enchaîner sur des déplacements et appliquer un exercice de bunkaï (application pratique) à l’Aïkido. Cet exercice était une nouveauté pour beaucoup et a permis aux aïkidokas de se confronter à une situation de gestion d’un partenaire moins coopérant et lisible que d’habitude... Une expérience qui a retenu l’attention de nos adhérents.

 

A noter que pour finaliser “l’échange” nous sommes quelques aïkidokas à être allés assister Fodé dans son cours réservé à la préparation des karatékas compétiteurs, plus tard dans la journée. Le but pédagogique de Fodé était d’amener ses compétiteurs à ouvrir leur regard et leur esprit sur d’autres disciplines. L’action a cependant tourné à la confrontation Aïkido-Karaté, ce qui peut sembler inévitable compte-tenu du caractère de la compétition en Karaté. L’exercice n’a pas pour autant tourné au désavantage de l’Aïkido, même s’il faut être conscient qu’appliquer une technique d’Aïkido sur un karatéka motivé mais qui n’en connaît pas les codes représente un certain danger pour les deux protagonistes. Il faut tout à la fois faire preuve d’une grande détermination, de tact et de retenue, pour que les clés ne blessent pas.

 

 
Travail des atemi avec Fodé 

 

L’échange technique ayant été jugé constructif pour les deux parties, nous essaierons de le reproduire régulièrement, selon des thèmes établis (exprimez vos souhaits !).

 

Dans le même esprit, nous essaierons également d’organiser un cours Aïkido-Judo avec le PSB avant l’été, dont le but sera la “dédramatisation” des projections de hanche communes aux deux disciplines.

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Rédigé par gonojukan

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Publié le 10 Mars 2009

Article publié par Stéphane - Responsable technique de la section Kenjutsu.

Le 21 février dernier a eu lieu un cours intersections à la MSI qui a permis de réunir des aïkidokas et des kenjutsukas autour de la pratique du Kashima de Minoru Inab
a.

Durant ces deux heures de pratique, nous avons abordé les cinq katas du Kihon Tachi ainsi que trois katas du Ura Tachi. 
Ce cours tenait lieu de révision pour les élèves de la section Kenjutsu de Saint-Ferjeux, qui ont travaillé ces katas de manière régulière depuis le mois de septembre. Certains gradés en Aïkido ont pu se rafraîchir la mémoire, ayant eu l’occasion de travailler une partie de ces exercices en stage avec Christian Tissier Shihan ou Michel Erb. 


 





Pour beaucoup d’adhérents de la section Aïkido, cela a permis tout simplement de découvrir une autre approche de l’entraînement au maniement du Ken que celle proposée en Aïkiken. C’est la première fois que les élèves des deux sections se rencontraient et pratiquaient ensemble, et cette rencontre a été appréciée. 


 




Un autre cours spécial intersections sera sans doute organisé avant l’été, et sera consacré aux katas de Iaïjutsu, qui consistent à couper en dégainant le sabre.

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Rédigé par gonojukan

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