Publié le 20 Avril 2009


Article publié par Aurore



Le Gonojukan a participé ce week-end à l'édition 2009 du rendez vous annuel bisontin de « la Nuit des Arts Martiaux ». Au programme : beaucoup de Karaté... et beaucoup d'Aïkido.

Au total, nous avons préparé cinq démonstrations, déclinant les différents aspects de notre discipline : travail sur les saisies, sur les frappes, travail aux armes, randori et jyuwaza.

Nous avons  souhaité intégrer les débutants autant que les anciens, et chacun a pu mettre en avant ses talents. Le but était de montrer différentes facettes de l'Aïkido, ce qu'il peut avoir de spectaculaire tout comme son accessibilité au plus grand nombre. Fodé N'Dao, organisateur dynamique de la soirée, a donné avec enthousiasme les explications utiles au public, qui a applaudi chaudement chaque démonstration. Le travail aux armes a semble-t-il particulièrement capté l'attention !



Fodé nous avait réservé une petite surprise : il a profité d'une remise de trophées à deux de ses compétiteurs pour appeler Julien « à la barre »... lequel est reparti avec une coupe d'honneur, et sous les compliments élogieux de Fodé ! 
Celui-ci a salué l'humilité et la sincérité de l'Aïkido de Julien, et par là même l'ensemble de notre travail au sein du Gonojukan. Cette attitude nous a fait chaud au coeur, et nous remercions Fodé, talentueux karatéka, de lire les qualités du Budo par delà l'art pratiqué.


Merci à tous les aïkidokas qui ont pu se rendre disponibles pour représenter le Gonojukan !

 
Concentration...

 
... et bonne humeur !
 
 

Lire la suite

Rédigé par gonojukan

Repost 0

Publié le 20 Avril 2009

Article publié par Stéphane

Samedi 11 avril a eu lieu un stage dirigé par Franck Brady à Besançon au centre Omnisport Pierre Cropet. Franck Brady est un élève de Daniel Toutain, chef de file du mouvement Iwama Ryu en France. 


Franck est ceinture noire 3ème Dan et enseigne à Vesoul, dirigeant régulièrement des stages au niveau régional pour promouvoir l’école d’Iwama. Pour ceux qui ne la connaissent pas, l’école d’Iwama est issue du travail de Saïto Senseï qui est le haut-gradé ayant étudié le plus longtemps après-guerre auprès de Morihei Ueshiba (Gozo Shioda Senseï, fondateur du Yoshinkan Aïkido, étant l’élève qui a étudié le plus longtemps auprès de O Senseï avant-guerre). Après la guerre, O Senseï s’est en effet retiré à Iwama où il enseignait son art à Saïto Senseï, tandis que son fils et Koichi Tohei dirigeaient et enseignaient à l’Aïkikaï, oeuvrant au développement et à ”l’exportation” de l’Aïkido. O Senseï étant très rarement présent à l’Aïkikaï, tous les haut-gradés qui ont débuté l’Aïkido après-guerre au Hombu Dojo ont essentiellement été les élèves de Kishomaru Ueshiba et Koichi Toheï Senseï.

 


La recherche d'un Aïkido originel

Le fondement de l’école d’Iwama est que, au vu de ces éléments historiques, le véritable Aïkido de O Senseï ne peut se retrouver que dans le travail de Saito Senseï, malheureusement décédé en 2002. Ce raisonnement est peut-être à nuancer : Saito Senseï ayant un gabarit très différent de celui de O Senseï, il est probable qu’il a eu sa propre interprétation des techniques, comme tout aïkidoka, même s’il s’est efforcé de respecter la technique originelle. Ensuite il faut prendre conscience que l’Aïkido de O Senseï n’a cessé d’évoluer tout au long de sa vie et qu’il a toujours refusé de codifier les techniques, refusant de “figer” l’Aïkido qui, selon lui, devait continuer d’évoluer. Pour les pratiquants du style Yoshinkan c’est l’Aïkido de Gozo Shioda, l’Aïkido d’avant-guerre (alors appelé Aïkibudo par O Senseï) qui est le véritable Aïkido de O Senseï. Cette volonté de garder intacte les techniques peut aussi se voir comme un refus d’accepter que des pratiquants de grand talent aient pu contribuer à l’évolution de l’Aïkido.


Lorsqu'on échange avec les pratiquants des différents styles issus d'Iwama, on se rend compte que cette motivation pour la recherche d’un Aïkido originel est souvent axée sur la recherche d’une “efficacité” qui se serait perdue dans l'Aïkido de l’Aïkikaï. Les pratiquants de l'école d'Iwama sont souvent issus des fédérations classiques qui ne leur donnaient pas satisfaction. L’Aïkido de Tamura Senseï ou Tissier Senseï ne leur semble pas “fonctionner”... Pour avoir souvent eu l’occasion de côtoyer ces deux grands Maîtres en stage, il m'est difficile de partager ce raisonnement. Tamura ou Tissier ont tous deux un Aïkido très efficace (j’ai quelques souvenirs particulièrement cuisants de l’un et de l’autre...). Par contre, il est certain que les petits pratiquants que nous sommes ne parvenons pas toujours à en comprendre ou à reproduire les mécanismes subtils, et s’il y a une déperdition d’efficacité à déplorer, nous en sommes seuls responsables. Tout aïkidoka s'interroge régulièrement sur l'efficacité de son travail et ce questionnement est salutaire, mais pour retrouver l'efficacité primitive de l'Aïkido ne faudrait-il pas plutôt retourner aux sources du Daïto Ryu Aïkijutsu ? 
Quant on interroge Richard Douieb, représentant officiel pour le Krav-Maga* en France sur l’efficacité de sa discipline par rapport aux autres arts martiaux, il explique que l’efficacité ne vient pas de l’art martial pratiqué mais de l’homme (ou de la femme) qui l’applique... Une réflexion à méditer ! C’est en nous qu’il faut trouver les erreurs et les faiblesses de notre discipline.

Les armes d'Iwama

De nombreux aïkidokas de toutes nationalités, insatisfaits de leur étude, sont allés travailler sous la direction de Saito Senseï à Iwama, un Aïkido qui leur semblait plus proche d’une certaine vérité. Ainsi, Daniel Toutain a débuté l’Aïkido auprès de Noro Senseï, puis a longuement étudié auprès de Tamura Senseï, et a finalement suivi l’enseignement de Saito Senseï pendant une dizaine d’années avant de créer sa propre école au sein de la FFAB : le style Iwama Ryu. De nombreux élèves de Saito Senseï ont ainsi créé leur propre Ryu, Saito Senseï s’étant lui toujours refusé à différencier son Aïkido du style Aïkikaï et s’étant refusé à reconnaître une école en particulier. Il y a donc différents mouvements qui se réclament d’Iwama, mais l’Iwama Ryu de Daniel Toutain est le mouvement le plus important, et sans doute le plus crédible en France. La qualité de son travail est reconnue par tous. La particularité des écoles d’Iwama est d’accorder une part beaucoup plus importante à l’étude des armes (Aïkiken et Aïkijo) que ne le font la FFAAA ou la FFAB. Ainsi pour Christian Tissier l’étude des armes en Aïkido n’est pas une nécessité, tandis que les élèves de Daniel Toutain la placent au coeur de la pratique.


Le kata des 31 frappes

Le lien entre la pratique aux armes et celle à mains nues est le fil directeur de l’apprentissage. Lors du stage de samedi, nous avons passé quatre heures à étudier sans relâche le kata des 31 frappes (Aïkijo). Ce stage a réuni une trentaine de participants de tous horizons. Le beau temps nous a permis de pratiquer agréablement en plein air, sous l’oeil intrigué des chevaux du centre omnisport... 
Nous pratiquons régulièrement ce kata en club, mais nous avons découvert de petites nuances dans les placement des mains ou des pieds. Franck nous a fait ensuite travailler le kata à deux, Tori réalisant le kata et Uke la réplique (les contrôles). Une étude très intéressante ! 
 

Le travail de Franck est très cohérent et même si notre approche de l’Aïkido est différente et si nous avons choisi des voies différentes, avec des “référents” différents, cet approfondissement de l’étude des armes est effectivement très enrichissant. A mon sens, la distinction entre les différents niveaux de pratique en Aïkido est dans l’utilisation globale du corps (unité esprit-corps-technique), l’utilisation prononcée des hanches et une compréhension profonde des principes fondamentaux (gestion de la distance et du temps, centrage, travail des axes, shiseï, qualité de la prise de contact...). Ces qualités se retrouvent chez tous les techniciens de haut-niveau, quel que soit leur style ou leur fédération, qu'ils soient les élèves de Tamura, Tissier ou Toutain.

Au final, bien que je sois pour ma part persuadé de l'efficacité profonde de l'Aïkido de Christian Tissier dont l'approche me correspond parfaitement, j'ai été plutôt séduit par cet étude du travail aux armes et j'ai trouvé l'expérience très positive ! Merci à Franck et Christian pour l'organisation de ce stage, qui a eu le rare mérite de réunir différentes sensibilités sous le signe du partage et de la convivialité.


* Discipline de self-défense pratiquée par l’armée israélienne et enseigné à de nombreux services d’interventions.

Lire la suite

Rédigé par gonojukan

Repost 0

Publié le 6 Avril 2009

Article publié par Stéphane et Aurore
 

Les 28 et 29 mars 2009, Gilbert maillot nous a fait le plaisir d'organiser 2 jours de stages sur Besançon.

 

Gilbert est 5ème Dan d’Aïkido. Membre du collège technique de la FFAAA, titulaire du BE2 en Aïkido, il enseigne à Montpellier, Narbonne, Sète et Annecy. Très impliqué dans les formations au BE, il est par ailleurs examinateur aux passages de Brevets d’Etat, aux jurys de passage dan et dirige des formations pour les enseignants des sections enfants. Un bagage impressionnant ! 

 

Son Aïkido est d’une grande économie mais terriblement efficace. Ses remarquables qualités pédagogiques lui permettent de rendre des exercices en apparence complexes parfaitement accessibles à tous les pratiquants. Il l’a démontré avec brio au stage enfants-adolescents du samedi matin, parvenant à faire travailler des techniques très fines aux armes alors que les plus jeunes ont 5 ans. Avec simplicité, il a amené nos jeunes samouraïs à s’essayer au jo face à un puis deux partenaires, exercice que les plus petits ont adoré. Les enfants et adolescents participants ont tous été séduits par Gilbert et ils attendent avec impatience l’année prochaine !

 

 

 

 

Dans les cours adultes (samedi après-midi et dimanche matin), Gilbert a fortement insisté sur le fait qu’il y avait de nombreux points communs sur des techniques en apparence différentes. Il a ainsi mis en exergue des formes d’entrées communes, une recherche de l’économie de geste et d’énergie. Son principe : toujours opter pour la solution la plus “confortable” pour Tori !  Il a aussi insisté sur le fait qu’une fois la base technique acquise, il fallait mettre de la “qualité” dans son exécution, et que c’est de cette “qualité” que dépend le succès ou l’échec de notre Aïkido. Une qualité qui regroupe la précision du geste, la gestion de la distance (ma aï), l’attitude (shiseï), la gestion du timing, etc...

Gilbert a réservé une part importante de ces heures de cours au travail du jo (kumijo, jotaïjo, jodori, jonagewasa...)

 

 

 



 

 

Gilbert a réservé un créneau à l’étude du Ken (dimanche après-midi). Il a insisté sur les bases de la pratique, ce qui a permis aux participants, aïkidokas ou kenjutsukas, de bien fixer ces formes de référence. Son approche très proprioceptive du travail au boken a beaucoup plu aux participants.

 

Comme d’habitude, Gilbert a fait preuve de grandes qualités techniques et pédagogiques, corrigeant chacun personnellement. Cette forme de relation enseignant-élève est très valorisante car elle permet des conseils réellement personnalisés, et une amélioration immédiate de travail de chacun. Le dialogue peut véritablement s’installer, et l’échange s’enrichit. Gilbert s’est d’ailleurs dit très satisfait du contact, de l’ambiance et de l’échange humain et technique de ces deux jours.

 
 

Ce stage a satisfait les attentes des participants et nous espérons vivement revoir Gilbert à Besançon !

 

Les réjouissances ne sont pas terminées car il y a encore au programme des prochains cours spéciaux au Gonojukan (réservés à nos adhérents) : 

- un cours Judo-Aïkido sous la conduite d’un enseignant de Judo (3eme Dan BE) pour dédramatiser les Koshinage (la date reste à déterminer). 

- un cours spécial de 3 heures le samedi 6 juin, sous la conduite de Guillaume Erard, 2eme Dan Aïkikaï, enseignant à Dublin, ancien rédacteur-adjoint de aïkidoka.fr, qui publie aujourd’hui ses écrits sur aikido.com pour Stanley Pranin (la référence internationale des publications d’Aïkido), proche d’Olivier Gaurin et élément moteur de l’Aïkido en Irlande (il y invite chaque année de nombreux haut-gradés français).

 

 

 

 

Lire la suite

Rédigé par gonojukan

Repost 0