Publié le 22 Novembre 2009

Article écrit par Stéphane

Félicitations à Aurore qui vient de réussir l'examen du tronc commun du BEES 1er degré (Brevet d'Etat d'Educateur Sportif).

Elle fait partie des 50% de candidats qui ont réussi l'examen. Il nous faut aussi féliciter Isabelle du club de Lons qui a elle aussi réussi. Bravo les filles !

      
Le BEES se prépare en deux phases : un tronc commun à toutes les disciplines sportives puis une partie spécifique à chaque discipline. Les seules disciplines martiales bénéficiant d'un brevet d'enseignement reconnu par l'Etat français sont le Judo, le Karaté, le Taekwondo et l'Aïkido auxquelles il faut ajouter la Boxe anglaise, la Boxe française et la Lutte.

Le tronc commun regroupe l'anatomie-physiologie, les sciences humaines, la gestion associative, la législation, la connaissance du monde sportif et de ses interlocuteurs. Il peut se préparer par le biais d'un organisme de formation ou en candidat libre. Quelle que soit la formule choisie, c'est environ 200 heures de préparation à y consacrer !


Aurore s'occupe avec brio des cours enfants au sein du Gonojukan

La partie spécifique, ouverte aux titulaires du 2e dan minimum ayant réussi le tronc commun, concerne le fonctionnement de la fédération, la connaissance théorique et pratique de la discipline, ainsi que la pédagogie.
 
Il existe actuellement deux diplômes pour les enseignants d'Aïkido : le BEES reconnu par l'Etat qui est obligatoire pour se professionnaliser et le BF (Brevet Fédéral) délivré et reconnu uniquement par la fédération sportive. L'avenir du BF semble de plus en plus incertain à une époque où l'Etat pousse le monde associatif et sportif à la professionnalisation, et sa pérennité n'est pas assurée. Ces diplômes sont en pleine évolution pour des raisons d'harmonisation européenne et le BEES vit ses dernières heures. 
 
Il va donc évoluer prochainement en BPJEPS, comme c'est déjà le cas pour d'autres sports (équitation...) et il est plus que probable que les conditions d'accès et d'obtention du diplôme se durciront.


 Isabelle en pleine explication lors d'un cours spécial du samedi au Gonojukan

La possession d'un des ces deux diplômes, BF ou BE, est nécessaire pour prétendre à donner des cours d'Aïkido, notamment en termes d'assurance en cas d'accident. Le BF enseigne sous la tutelle d'un BE, et seul le BEES permet d'enseigner contre rémunération (mais au sein des clubs, cela concerne davantage les profs de Judo que ceux d'Aïkido !).
 
Aurore et Isabelle vont donc pouvoir désormais préparer la partie spécifique. L'examen aura lieu en Novembre 2010 et sera sans doute le dernier pour le BEES.
 
Bon courage et bonne chance à toutes les deux !
 

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Rédigé par gonojukan

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Publié le 17 Novembre 2009

Article écrit par Stéphane

Malgré un changement de site, le cours de Kenjutsu a bien démarré sa seconde saison !
Désormais ouvert aux aïkidokas du Gonojukan, le cours a lieu maintenant au gymnase de La Cita, en plein centre ville de Besançon, qui nous offre des conditions d'accueil parfaites pour le travail des armes.



Gedan Kote Dome - Uradachi : un mouvement qui nécessite une bonne descente sur ses appuis


La salle, véritable gymnase, est spacieuse (300m2) et très haute, avec un revêtement de sol agréable. De grands parkings sont situés à proximité (Cordeliers, Rivotte...). Seul bémol : le manque de visibilité et de communication de la structure. Le gymnase de la Cita reste un lieu confidentiel...
 
Ces premiers mois ont été consacrés au rappel des bases pour les débutants qui nous ont rejoint (saisie du ken, travail des différentes frappes, balayage de la lame, déplacements...) ainsi qu'à l'étude de la première série de kata du Kashima : Kihon Tachi. La seconde série du Kashima, Uradachi, sera étudiée jusqu'en janvier ainsi que l'apprentissage des différentes façons de dégainer le sabre (Iaï Jutsu). Nous étudions le Iaï sous forme de katas et d'applications



 


L'apprentissage du Kenjutsu touche à l'essence de la martialité japonaise. Son apprentissage est très formateur pour tout pratiquant d'arts martiaux qui désire appréhender le travail des armes. Posture, travail des appuis, déplacement, engagement du corps et détermination, le Kenjutsu est un vrai travail d'éducation martiale du corps et de l'esprit.


 
l'étude des katas de kashima demande beaucoup de rigueur...



... et une éducation du corps qui doit s'inscrire dans la durée


C'est aussi une pratique sans clé, ni projection, accessible à tous ! Le Kenjutsu apprend au pratiquant à maîtriser son corps et ses émotions, c'est un vecteur de confiance : confiance en soi, confiance en l'autre.


Onagaï Shimasu !
 
 

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Rédigé par gonojukan

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Publié le 17 Novembre 2009

Article écrit par JC

L'un des inconvénients de l'Aïkido est la difficulté à s'entraîner en dehors des cours. Un footballeur peut attraper un ballon et sortir dans le jardin... mais on voit rarement un aïkidoka en kimono et hakama faisant des chutes ou des techniques dans le vide !
 
Un outil peut aider à pallier à ce problème ! Aikido3D est un logiciel qui propose aux aïkidokas une base de travail, d'étude des mouvements qui permet de se souvenir de ce qui a été vu en cours. J'ai eu l'occasion de tester la version 1.0 du logiciel et y ai trouvé un moyen ludique de réviser mon futur 1er kyu...
 


A l'ouverture du logiciel on nous invite à choisir une méthode de tri des simulations :  par attaque, par technique ou par niveau (kyu uniquement). Rapidement, on retrouve les grandes attaques telles que katate dori, kata dori, kata dori men uchi, quelques techniques ushiro, un peu de tanto dori.
Les techniques aussi sont au rendez-vous : des shiho nage, des kaiten nage, du nikkyo ura qui fait mal au poignet,  kokyu ou encore juji garami. Et on retrouve même quelques techniques en hanmi handachi waza et suwari waza !
 


Le logiciel laisse la possibilité à l'utilisateur de choisir d'afficher ou non quelques indicateurs intéressants tels les marques des pas de Tori, la direction du centre des partenaires, le hakama. Un bandeau sur le côté de l'application offre une description de la technique : son nom, la signification de ce nom et une explication du mouvement.

L'un des gros avantages de la trois dimensions est la possibilité offerte à l'utilisateur de pivoter autour des pratiquants afin de voir la technique sous tous les angles ! On peut donc visualiser le mouvement de devant, de derrière, sur le côté et même depuis le dessus, idéal pour étudier le déplacement des protagonistes...



Malgré toutes ces fonctionnalités très intéressantes, un manque certain se place au niveau de la liste des techniques proposées. Si les principales attaques et les grandes techniques sont présentes, il n'est pas possible de choisir le couple attaque/technique que l'on veut, le choix étant relativement limité. Par exemple seuls nikkyo et sankkyo sont visualisables sur katate dori. On peut espérer que la version s'étoffe dans le futur !



Pour résumer : un outil très bien fait, une modélisation irréprochable, des techniques propres pour ceux qui veulent travailler entre deux cours mais qui ne remplacera pas le dojo et la transpiration ! 

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Rédigé par gonojukan

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Publié le 11 Novembre 2009

 
Article écrit par Aurore


Ce week end, le Dojo de la piscine à Lons-le-Saunier a accueilli le stage de ligue Franche-Comté sous la houlette de Micheline Tissier, 6è dan. Le tatami a manqué d'être trop petit car ce sont près de 90 aïkidokas qui se sont pressés pour suivre un enseignement intense et joyeux.

 


On ne présente plus Micheline Tissier, première femme européenne a avoir obtenu de l'Aïkikaï le grade élevé de 6è dan et membre actif du staff technique de la FFAAA. Son parcours singulier a débuté directement à l'Aïkikaï !






Elle a partagé avec nous son énergie communicatrice dans un stage très technique dans lequel chacun a pu retravailler les bases. Ses talents pédagogiques ont poussé chacun à s'appliquer, puisque les directives données aux débutants étaient différentes de celles données aux gradés, permettant ainsi à chacun d'appréhender le travail qui lui convenait. Introduisant subtilement le travail en hanmi handachi waza, Micheline a brillé par la clarté de ses explications et de ses démonstrations.










Le travail au tanto est venu clore ce stage exigeant dans lequel Micheline a été très disponible et attentive à tous, gradés comme débutants.




Une petite pensée pour nos amis lédoniens, dont c'était avec brio le dernier stage dans ce dojo voué à la restructuration. Au plaisir de découvrir le grand dojo de Lons la prochaine fois !

La présidente de Lons et le président de Besançon en pleine soupe de bras !


En cerise sur le gâteau, les aïkidokas ayant réussi leurs grades en juin dernier ont eu l'honneur de se voir remettre leur diplôme des mains même de cette grande Dame, dont le sourire sincère laissera d'excellents souvenirs.


A lire, l'interview de Micheline Tissier par Guillaume Erard : link 

 

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Rédigé par gonojukan

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Publié le 5 Novembre 2009

Article écrit par Aurore

 
La chute avant est l'une des premières choses qu'apprend le débutant en Aïkido, et c'est aussi une des premières acrobaties à surmonter ! Après des années de réflexion sur la pédagogie à adopter, nous avons développé des explications qui permettent à chacun se constituer des points de repère pour accepter le déséquilibre induit par la chute.


 


On peut apprendre à partir de la position debout (ce qui est décrit ci-après) ou à partir de la position seïza. La recette est à peine différente, mais le processus reste le même. Pour apprendre à chuter en toute sécurité, il est nécessaire de respecter les étapes suivantes : 
 
- sur un bout de tatami libre de tout autre partenaire, positionner ses pieds un devant un derrière, les hanches face à la direction dans laquelle on souhaite chuter.
 
- écarter suffisamment les pieds pour pouvoir poser confortablement une main au sol en pliant modérément ses genoux.
 
- la main au sol est celle qui correspond au pied avancé (l'inverse existe, c'est la "chute inversée", mais elle nécessite une torsion du buste et une impulsion qui demandent plus de pratique).
 
- la main au sol a les doigts serrés, et les ongles dirigés vers soi (rotation du bras depuis l'épaule, donc cette épaule est légèrement avancée par rapport à l'autre).
 
- le bras sur lequel on va chuter est légèrement arrondi comme la lame d'un sabre. Pour s'aider on peut placer l'autre bras en miroir dans la même position, ou simplement poser la deuxième main au sol derrière la première.
On peut visualiser un cerceau d'enfant, formé par la réunion des deux bras.
 
- j'insiste : on ne se présente pas au sol de face mais le corps légèrement de biais, une épaule avancée par rapport à l'autre.
 
- il faut rentrer la tête en regardant son ventre ou le plafond, par dessous son bras, afin de protéger ses vertèbres cervicales. La tête ne doit jamais toucher par terre. Alors, un dernier coup d'oeil pour s'assurer que la voie est libre et on se met en position !
 
- c'est le moment de donner l'impulsion qui va permettre au corps de rouler. Pensez au cerceau : si on le pousse avec la bonne impulsion, il va rouler sur la tranche facilement, si on ne lui donne pas assez d'impulsion, il va s'écraser sur le côté. La jambe qui donne cette impulsion est la jambe arrière, alors on garde la position et on pousse ! 
 
-  on garde la tension dans l'arrondi des bras, on garde la tête rentrée et on fait une jolie chute avant, sans heurt et sans douleur. L'épaule avant touche le sol, puis le haut du dos en diagonale, puis l'autre épaule. Selon le niveau de pratique, on peut terminer au sol ou se relever directement.


 
Les ratés sont généralement dus à un relâchement de la position de base, par exemple, plier les bras au moment où on roule, ce qui a pour effet de casser l'arrondi du "cerceau". On sent alors taper le coude, l'épaule... et on ne peut plus chuter.
 
Une autre cause de blessure est le fait de sortir la tête et de s'appuyer dessus, comme dans les roulades de gym, ce qui est très délétère pour vos vertèbres et à proscrire absolument, dès le premier essai. 
 
Enfin, la crainte de la chute avant peut conduire à ne pas pousser suffisamment avec son pied arrière : il n'y a pas assez d'impulsion, et comme le cerceau, on s'écrase au lieu de rouler !
 
Il faut se rappeler que la chute avant est un moyen de se dégager sans se blesser (techniques "nage"). Il existe plusieurs façon de chuter propres aux exigences de chaque art martial (rester au sol, se relever etc...), mais le principe commun est de ne pas se blesser, ce que permet l'apprentissage de base décrit ici. Dans cette optique, la colonne vertébrale doit toucher le moins possible le sol, c'est pourquoi le contact se fait en diagonale et non tout le long de la colonne comme dans les roulades de gym. Pensez à bien arrondir vos bras pour ne pas présenter d'angle au sol (pointe de l'épaule, coude), et à rentrer le menton pour ne pas exposer vos vertèbres cervicales. 


 

Le temps nécessaire pour se sentir à l'aise sur les chutes avant dépend de chacun, selon ses facilités physiques ou psychologiques. Ne vous découragez pas ! Quand vous vous sentirez en confiance sur ce type de chutes, vous pourrez apprendre d'autres façons de chuter : les chutes sur le côté, les chutes sans les bras, les chutes surpassées... 
Bon entraînement à tous !

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Rédigé par gonojukan

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