Publié le 22 Mars 2011

Article publié par Stéphane

 

Comme tout art martial traditionnel l'Aïkido provient de situations réelles issues d'un contexte guerrier. L'Aïkijutsu est l'un des plus anciens arts martiaux japonais mis au point par les guerriers (Bushis) et utilisé sur les champs de bataille de l'époque féodale.

 

L'Aïkijutsu a ensuite évolué et s'est transmis entre samouraïs pendant une longue période de paix. Au début du siècle dernier, le chemin de Sokaku Takeda, l'un des derniers grands maîtres d'Aïkijutsu, a croisé celui de Morihei Ueshiba qui est devenu son élève. Sokaku Takeda est considéré comme l'un des derniers samouraïs. Il était d'ailleurs réputé pour son tempérament belliqueux et a souvent combattu en duel.

 

sokaku takeda

Sokaku Takeda

 

Morihei Ueshiba a fait évoluer l'Aïkijutsu pour le transformer en Aïkibudo dans les années 30 (mais rien à voir avec l'Aïkibudo Français...) puis en Aïkido après-guerre (1942 officiellement).

 

Il a participé à la guerre contre la Russie en 1905, et était d'ailleurs un instructeur réputé dans le maniement de la baïonette (junken jutsu). La défaite de la seconde guerre mondiale a été très traumatisante pour les japonais qui ont énormément souffert durant cette période. Afin de mettre en accord son enseignement martial et ses convictions religieuses animistes fondées sur le respect de la vie, Morihei Ueshiba a créé l'Aïkido. Il a transformé un art résolument guerrier en art de paix, en utilisant l'entraînement martial comme un vecteur de valeurs et d'harmonie.

 

 morihei-ueshiba


Certains pratiquants d'arts martiaux doutent parfois de l'efficacité de l'Aïkido, parce qu'ils ne comprenent pas cette notion spécifique d'harmonie. La finalité de l'Aïkido est plus de maîtriser un agresseur en neutralisant son agressivité que de chercher à le détruire physiquement.

Les techniques d'Aïkido ont d'ailleurs été reprises par le judo jujitsu, le karaté jutsu, le jeet kune do (Bruce Lee s'est aussi intéressé à l'Aïkido), l'Hapkido et même le Krav Maga (Kote gaeshi par exemple)... 

Si l'Aïkido cherche à faire preuve de compassion dans son application il peut à tout moment renouer avec ses origines guerrières et ses applications sont très nombreuses. Vous doutez toujours de son efficacité ?

 

Déjà en 1952 un petit clip de Kishomaru Ueshiba et Tadashi Abe, très self-défense :

 

 

 

Une mise en perspective pour les professionnels de la sécurité :

 

 

 

 

 

La version "pays de l'Est" brute de décoffrage mais ça a le mérite d'être clair !

 

 

 

 

Et une petite démo sympa pour finir :

 

 

 

Alors convaincu ?

 

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Rédigé par gonojukan

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Publié le 13 Mars 2011

Article écrit par Aurore

 


Suite au terrible séïsme qui a secoué le Japon et qui continue à faire des victimes, nous pensons à toutes les personnes touchées par cette catastrophe, ainsi qu'aux aïkidokas de l'Aïkikaï.

 

Nos pensées se tournent particulièrement vers notre ami Guillaume Erard et sa compagne Megumi, qui habitent Tokyo et que nous espérons revoir bientôt en bonne santé.


 chatchinois medium

photo : fr.neomarco.com/discoveries/ 592-Chat_porte-bo...

 


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Rédigé par gonojukan

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Publié le 6 Mars 2011

Article écrit par Jean-Philippe

 Présenté par Aurore

 

Depuis toujours,  j’éprouve une attirance pour la culture des samouraïs, la science du sabre, la beauté des armes japonaises. J’ai régulièrement souhaité, « un jour », pratiquer un art du sabre…la difficulté étant de découvrir un club où pratiquer. 


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Etudiant, je me suis dirigé vers l’escrime européenne – le sabre bien entendu -, mais il me manquait quelque chose… l’« intensité » du sabre japonais. 

En 2008, par hasard, j’ai enfin trouvé à Besançon un club, le Gonojukan, proposant du Kenjutsu (littéralement « technique du sabre », l'art du sabre des samouraïs dans la catégorie des bujutsu, techniques guerrières du Japon féodal), et plus particulièrement offrant un style issu d’une Koryu (école traditionnelle ancienne) nommée Kashima Shinto-ryu Kenjutsu.

Au sein du Gonojukan, et sous la conduite de Stéphane Gaiffe, nous pratiquons (une dizaine d’élèves motivés) notre passion dans une ambiance plaisante, conviviale, respectueuse et surtout appliquée. Le Kenjutsu, est un art martial qui se compose de plusieurs pratiques variées. Un « cours  type » se structurant en diverses phases, à savoir : 

Des suburi : le suburi est un exercice d'entrainement qui permet un travail technique ainsi que l’augmentation de la souplesse, codifié par l’Aïkiken. 

 

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L’étude de l’Aïkiken, ensemble des techniques de sabre pratiquées avec un Bokken (sabre en bois) selon les principes de l’aïkido, développé par Morihei Ueshiba et codifié par Morihiro Saito

Du Kashima de Minoru Inaba , autre technique de sabre, composé de Kumitachi (Katas) représentant des situations d’affrontement. 

Du laï-jutsu qui est l’art de dégainer et couper d’un seul geste (codifié en 12 Katas), appelé également Batto-Jutsu, Batto-ho, et de nos jours Iaïdo. 

Depuis peu, nous pratiquons également un entraînement au combat, avec des armes souples, recouvertes de mousse…avec protections. Des fins de séances dynamiques, amusantes, permettant de mesurer son « vocabulaire technique (Stéphane) », et de réaliser la réelle complexité de la maîtrise du Katana. 

Le Kenjutsu est devenu pour moi une passion, plus qu’un sport, un moment de relaxation, de détente, tout en étant placé sous le signe de la concentration, de la recherche du geste technique parfait, de l’envie de combattre, voire même de se projeter dans des films comme « Le dernier Samouraï», « les douze Samouraïs »…ou encore à l’extrême, s’imaginer dans la peau d’un « Jedi » !!! Je plaisante évidement ! Bien que !...

 

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J’apprécie beaucoup le côté esthétique de cet art martial, bien sûr la beauté du Katana, sa courbure, sa perfection, sa finesse…, mais également celle du Bokken, et du Hakama. Le Hakama, représente pour moi, une étape, un statut, une distinction, la reconnaissance d’efforts, mais aussi un élément essentiel de la pratique traditionnelle de cet art martial…ce qui correspond à l’image que je m'en faisais avant de pratiquer !

Aujourd’hui, après trois ans de pratique, j’éprouve toujours autant de passion pour le Kenjutsu, toujours autant d’envie. Mais je me retrouve surtout entre les « moniteurs » et les « débutants », une place pas si facile que cela à  prendre ! En effet, il faut continuer de progresser, tout en  essayant d’aider, conseiller les nouveaux membres du club… en gardant du punch, et surtout la tête froide (pas question d’attraper « la grosse tête »). Je pense avoir trouvé ma place et ne pas décevoir ni les débutants, ni Aurore, ni Stéphane… 

En dehors des cours, il m’arrive de m’entrainer (chez moi, dans des parcs…) afin de réviser les Katas, certains coups et surtout d’améliorer ma souplesse (très faible à la base) et de perfectionner ma technique… Mais également juste pour le plaisir de manipuler mon Katana, de le voir, le toucher, peut-être de m’imaginer dans la peau d’un guerrier… Jean-Philippe un samouraï moderne de Franche-Comté… Et oui, il faut encore bien rêver ! Plaisanter !!!

 

Enfin, dernier élément important dans ma pratique du sabre, ma famille. Mon épouse – Christine -, me trouve passionné, investi, et m’encourage régulièrement depuis plus de trois ans  ; ma fille – Cassandra (7 ans)-, me regarde souvent comme un « extraterrestre» avec interrogation… Pourquoi du sabre ? A quoi cela sert-il ? Mais elle reste intéressée ! Enfin, mon fils – Maxence (9 ans)-,  complètement passionné, admiratif de son « papa »… et bien évidemment pratiquant de l’Aïkido au sein du Gonojukan. Bref,  mon futur adversaire !!!

En résumé un art martial traditionnel tout en restant moderne, un club sympa, des profs compétents et agréables, des passionnés… le tout formant un ensemble homogène. Merci donc à Aurore et Stéphane, du fond du cœur.

 

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Rédigé par gonojukan

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