Paroles de Budoka : Jean-Philippe et le Kenjutsu

Publié le 6 Mars 2011

Article écrit par Jean-Philippe

 Présenté par Aurore

 

Depuis toujours,  j’éprouve une attirance pour la culture des samouraïs, la science du sabre, la beauté des armes japonaises. J’ai régulièrement souhaité, « un jour », pratiquer un art du sabre…la difficulté étant de découvrir un club où pratiquer. 


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Etudiant, je me suis dirigé vers l’escrime européenne – le sabre bien entendu -, mais il me manquait quelque chose… l’« intensité » du sabre japonais. 

En 2008, par hasard, j’ai enfin trouvé à Besançon un club, le Gonojukan, proposant du Kenjutsu (littéralement « technique du sabre », l'art du sabre des samouraïs dans la catégorie des bujutsu, techniques guerrières du Japon féodal), et plus particulièrement offrant un style issu d’une Koryu (école traditionnelle ancienne) nommée Kashima Shinto-ryu Kenjutsu.

Au sein du Gonojukan, et sous la conduite de Stéphane Gaiffe, nous pratiquons (une dizaine d’élèves motivés) notre passion dans une ambiance plaisante, conviviale, respectueuse et surtout appliquée. Le Kenjutsu, est un art martial qui se compose de plusieurs pratiques variées. Un « cours  type » se structurant en diverses phases, à savoir : 

Des suburi : le suburi est un exercice d'entrainement qui permet un travail technique ainsi que l’augmentation de la souplesse, codifié par l’Aïkiken. 

 

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L’étude de l’Aïkiken, ensemble des techniques de sabre pratiquées avec un Bokken (sabre en bois) selon les principes de l’aïkido, développé par Morihei Ueshiba et codifié par Morihiro Saito

Du Kashima de Minoru Inaba , autre technique de sabre, composé de Kumitachi (Katas) représentant des situations d’affrontement. 

Du laï-jutsu qui est l’art de dégainer et couper d’un seul geste (codifié en 12 Katas), appelé également Batto-Jutsu, Batto-ho, et de nos jours Iaïdo. 

Depuis peu, nous pratiquons également un entraînement au combat, avec des armes souples, recouvertes de mousse…avec protections. Des fins de séances dynamiques, amusantes, permettant de mesurer son « vocabulaire technique (Stéphane) », et de réaliser la réelle complexité de la maîtrise du Katana. 

Le Kenjutsu est devenu pour moi une passion, plus qu’un sport, un moment de relaxation, de détente, tout en étant placé sous le signe de la concentration, de la recherche du geste technique parfait, de l’envie de combattre, voire même de se projeter dans des films comme « Le dernier Samouraï», « les douze Samouraïs »…ou encore à l’extrême, s’imaginer dans la peau d’un « Jedi » !!! Je plaisante évidement ! Bien que !...

 

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J’apprécie beaucoup le côté esthétique de cet art martial, bien sûr la beauté du Katana, sa courbure, sa perfection, sa finesse…, mais également celle du Bokken, et du Hakama. Le Hakama, représente pour moi, une étape, un statut, une distinction, la reconnaissance d’efforts, mais aussi un élément essentiel de la pratique traditionnelle de cet art martial…ce qui correspond à l’image que je m'en faisais avant de pratiquer !

Aujourd’hui, après trois ans de pratique, j’éprouve toujours autant de passion pour le Kenjutsu, toujours autant d’envie. Mais je me retrouve surtout entre les « moniteurs » et les « débutants », une place pas si facile que cela à  prendre ! En effet, il faut continuer de progresser, tout en  essayant d’aider, conseiller les nouveaux membres du club… en gardant du punch, et surtout la tête froide (pas question d’attraper « la grosse tête »). Je pense avoir trouvé ma place et ne pas décevoir ni les débutants, ni Aurore, ni Stéphane… 

En dehors des cours, il m’arrive de m’entrainer (chez moi, dans des parcs…) afin de réviser les Katas, certains coups et surtout d’améliorer ma souplesse (très faible à la base) et de perfectionner ma technique… Mais également juste pour le plaisir de manipuler mon Katana, de le voir, le toucher, peut-être de m’imaginer dans la peau d’un guerrier… Jean-Philippe un samouraï moderne de Franche-Comté… Et oui, il faut encore bien rêver ! Plaisanter !!!

 

Enfin, dernier élément important dans ma pratique du sabre, ma famille. Mon épouse – Christine -, me trouve passionné, investi, et m’encourage régulièrement depuis plus de trois ans  ; ma fille – Cassandra (7 ans)-, me regarde souvent comme un « extraterrestre» avec interrogation… Pourquoi du sabre ? A quoi cela sert-il ? Mais elle reste intéressée ! Enfin, mon fils – Maxence (9 ans)-,  complètement passionné, admiratif de son « papa »… et bien évidemment pratiquant de l’Aïkido au sein du Gonojukan. Bref,  mon futur adversaire !!!

En résumé un art martial traditionnel tout en restant moderne, un club sympa, des profs compétents et agréables, des passionnés… le tout formant un ensemble homogène. Merci donc à Aurore et Stéphane, du fond du cœur.

 

Rédigé par gonojukan

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